Destruction lente

Les inspecteurs et les experts de CLAS ont une expérience des blocks ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® de plus 20 ans.

Cette expérience est basée sur des expertises de carapaces endommagées pendant la construction ou après la construction. Nous avons également inspecté des ouvrages ACCROPODE™ anciens pour étudier le vieillissement des carapaces. Nous avons fait de très nombreuses réparations et reconstructions.

De cette expérience nous avons acquis une certitude :

La pérennité des carapaces ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® est étroitement liée au soin apporté à la construction.

ACCROPODE™ cassé totalement invisible avec des moyens acoustiques ou par bateau

Cela inclus la construction de la sous-couche, la pose des blocs, la qualité de la surveillance des travaux et les techniques utilisées pour approuver la construction.

Sous-couche approuvée au multifaisceau alors que le talus est constitué de petits matériaux utilisés normalement pour le noyau.

Les limites des outils acoustiques ou de mesures ne sont pas les seules causes de risque pour l’ouvrage. Les procédures fixées par les ingénieurs sont également souvent une de ces causes.

Un exemple concernant la sous-couche: la granulométrie des enrochements est testée et approuvée sur les matériaux de carrière. Ces matériaux sont stockés sur le chantier. Du fait qu’ils sont approuvés sur le papier ils peuvent être mis en œuvre. Dans la très grande majorité des cas les ingénieurs ne recontrôlent pas au moment de la mise en œuvre réelle de ces matériaux. Pourtant il arrive souvent que les stocks soient déplacés, que des engins roulent sur les stocks pour déverser d’autres matériaux. Il en résulte une fragmentation. Il est également possible que des erreurs soient commises dans l’affectation d’un stock.

C’est la raison pour laquelle les inspecteurs de CLAS sont formés pour déterminer comment la digue est construite en temps réel et pas seulement sur le papier mais en réalité dans la mer.

Un exemple concernant les blocs, que ce soit des ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou des Xbloc® :

La position X et Y de chaque bloc est enregistrée. Cela constitue une part du « as built » et ces données sont utilisées pour calculer la densité de pose. Nous sommes fréquemment confrontés à des ingénieurs qui considèrent que la précision H/12 doit être appliquée sur tous les blocs sans exception.

C’est une aberration parce que ce qui fait la solidité et la stabilité de la structure c’est le respect des règles de construction telles qu’elles sont définies dans les TID, et notamment la qualité de l’imbrication. Cette imbrication est obtenue par le contact physique des blocs entre eux, avec quelques exceptions possible dues à l’ajustement des blocs durant la pose. La précision requise H/12 ne concerne que la première ligne pour laquelle il n’y a pas de notion d’imbrication du fait qu’elle est posée sur une surface plate en enrochements.

Lien importance de l'imbrication

Alors pour satisfaire à la demande des ingénieurs, les entreprises sont poussées soit à poser avec une imbrication correcte et ensuite enregistrer une fausse position pour leur faire plaisir sur le papier, ce qui ne fragilise pas l’ouvrage mais produit de faux documents avec tous les risques légaux que cela comporte, soit à poser réellement sur les coordonnées théoriques sans rechercher l’imbrication et dans ce cas la construction est fragile avec des accumulations de défauts de contacts, des trous et des blocs pas imbriqués.

La mer ne sait pas lire et un ouvrage fragile sera endommagé même s’il est solide sur le papier.

La construction doit être approuvée parce qu’on a la preuve formelle que le design est respecté sur l’ouvrage construit, que l’imbrication des blocs est bonne dans la mer. Qu’il n’y a pas de hors profils dans la mer. Que la première ligne est correctement calée par la butée de pieds dans la mer etc… Si ce n’est pas le cas des mouvements se produiront durant les tempêtes et génèreront des trous, des défauts d’imbrication important et des casses de blocs.

Imbrication vue par l’ECHOSCOPE : impossible de déterminer si le bloc est correctement imbriqué

Lien vidéo DAS ISLAND   Lien évaluation ECHOSCOPE®

Imbrication vue par POSIBLOC™ et contrôlée en 3D et réalité sur des photos prises au même moment pendant l’enregistrement de la position finale du CORELOC™

 

Lien video évaluation POSIBLOC™

Il existe donc dans les procédures d’appréciation de la qualité ce que nous appelons de mauvaises pratiques qui consistent à ignorer les limites des outils et des procédures de test et de les substituer au contrôle formel par un cerveau humain de la construction dans la mer. CLAS s’est spécialisé dans l’étude de ces problèmes et y apporte des solutions y compris quand la visibilité sous l’eau est très mauvaise, en additionnant des outils qui sont complémentaires comme par exemple l’utilisation de l’ECHOSCOPE® et d’un inspecteur plongeur professionnel. C’est à ce jour la solution technique qui donne les meilleurs résultats et apporte une fiabilité similaire à l’inspection faite en eau claire par un inspecteur plongeur professionnel.

ACCROPODE™ qui s’est brisé deux ans hors de l’eau après la construction, suite à un tassement inattendu sous l’eau

Les ruptures de blocs sont plus fréquentes hors de l’eau que sous l’eau. La rupture après la construction est provoquée par le mouvement du bloc. Le poids unitaire du bloc sous l’eau est réduit par la poussée d’Archimède. La vitesse du mouvement est réduite par la densité de l’eau. Sous l’eau les mouvements se traduisent rarement par la casse du bloc. Par contre hors de l’eau, le bloc qui bouge peut casser et souvent un bloc cassé hors de l’eau indique un mouvement sous l’eau. En cas de casse de blocs il faut aller voir sous la mer ce qui se passe. Cela peut être un simple ajustement sans gravité ou être l’amorce d’une dégradation lente de la carapace.

Démaillage d’une carapace ACCROPODE™ suite à une instabilité en partie profonde

Ces problèmes ne peuvent pas être appréhendés par les modèles réduits même en 3D. Ces problèmes apparaissent avec le temps, tempête après tempête. La carapace se détruit lentement comme les mailles d’un tricot et il faut réparer souvent avec des moyens nautiques, après seulement quelques années alors que l’ouvrage était conçu pour tenir plus de 50 ans.

Il existe un moyen simple d’éviter cette dégradation prématurée. Il faut soigner la construction et se donner les moyens précis et efficaces de contrôler la réalité de la construction dans la mer et pas seulement sur le papier.

 

CLAS a établi une classification des carapaces ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® en fonction du soin apporté à la construction.  Lien classification des carapaces

 

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Effondrement

Nous définissons l´effondrement de tout ou d´une partie de carapace ACCROPODE, ACCROPODEII, ECOPODE, CORELOCou X-bloc® par le mouvement d´ensemble qui conduit au démaillage des blocs et à la nécessité de les retirer totalement et les reposer.

Effondrement d´une partie de carapace ACCROPODE

 

L´effondrement d´une partie de carapace en blocs ACCROPODE, ACCROPODEII, ECOPODE, CORELOCou X-bloc® est un phénomène spectaculaire et violent. Ces phénomènes sont rares et peuvent être d´intensité variable. L´origine du mouvement est un départ en pied d´ouvrage.

Nous avons identifié trois causes non naturelles, qui peuvent être à l´origine de l´effondrement d´une partie de carapace :

1 Une erreur de design. Généralement la houle de projet qui a été sous-estimée. Les ouvrages de classe A, B et C sont exposés à ce risque qui est aggravé par les défauts de construction.

2 Un non-respect du design. Il s´accompagne toujours de carences au niveau du contrôle externe. Les ouvrages de classe B et C sont exposés à ce risque qui est aggravé par les défauts de construction. Les inspecteurs de CLAS signalent les non-respects du design et imposent leur rectification.

3 Des non-conformités de niveau 3 accumulées dans une même zone. Cela peut être des non-conformités de niveau 2 qui n´ont pas été traitées à temps et ont évoluées en niveau 3. Dans ce cas le phénomène d´effondrement peut s´établir en plusieurs étapes.

Lien classification des carapaces

Les tests avec les modèles 3D permettent de définir la taille des blocs de carapace qui seront stables face à une houle donnée. Ils ne permettent pas de prévenir les défauts de construction et surtout ne prennent pas en considération les ruptures de blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, ECOPODE™, CORELOC™ et XBLOC®.

Durant ces essais ces blocs ne sont jamais cassés alors qu’en réalité, quand ils bougent ils peuvent se briser. Des défauts de contacts accumulés peuvent provoquer ces mouvements de tassements qui s’accompagnent presque toujours d’une rupture de blocs.

Les blocs cassés sous l’eau pourront plus facilement être extraits par la houle et provoquer des trous en profondeurs qui pourront générer un effondrement d’une partie de la carapace.

 

 

 

 

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